| Ornithose-Psittacose |
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Agent responsable : bactérie Chlamydophila (Chlamydia) psittaci, dont il existe plusieurs variétés appelées sérovars.
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La maladie chez l'animal
Épidémiologie
Espèces pouvant être infectées par Chlamydophila psittaci Oiseaux domestiques ou sauvages : perruches, perroquets, dindes, pigeons, canards, autruches, rapaces…
Distribution géographique et fréquence des cas d'ornithose-psittacose
Répartition quasi mondiale. En France :
- Oiseaux d’ornement : cas isolés chez des animaux fragilisés, dans des élevages, des animaleries ou chez des particuliers (perroquets, perruches).
- Volailles fréquemment porteuses de la bactérie Chlamydophila psittaci (surtout les canards, mais aussi les pigeons….).
Transmission de l'ornithose-psittacose
- Par la toux, les éternuements, les fientes et les aérosols (lors de l'agitation des animaux).
- Par les insectes piqueurs (poux…).
- Transmission au poussin dans l'œuf possible, mais rare.
Symptômes
Absence de symptôme très fréquente chez les canards, perroquets et perruches.
En cas de symptômes, il existe trois formes :
- suraiguë : mort rapide, sans signe préalable, le plus souvent chez les jeunes oiseaux.
- aiguë : abattement, amaigrissement, conjonctivite, troubles respiratoires, diarrhée, troubles nerveux précédant la mort.
- plus ou moins apparente : signes respiratoires discrets, conjonctivite, diminution de la fertilité et du nombre d'œufs éclos.
La maladie chez l'homme
Épidémiologie
Transmission de l'ornithose-psittacose Par inhalation d'aérosols de poussières ou de fientes contaminées. Pas de transmission par consommation de viande et d'œufs.
Fréquence des cas
En France : plusieurs dizaines de cas par an.
Activités professionnelles à risque Travail en présence d'oiseaux de compagnie, de volière, d'élevage…, infectés ou de leur environnement souillé (litières, locaux d'élevage, véhicules de transport…), notament :
- Eleveurs, ramasseurs de volailles, vétérinaires, personnel des animaleries et des parcs zoologiques, salariés des abattoirs…, du fait de la présence d'oiseaux vivants ou de leurs fientes.
- Salariés des équarrissages, des laboratoires d'analyses vétérinaires, taxidermistes, etc., du fait de la présence d'oiseaux morts.
Symptômes et évolution
Trois formes possibles :
- Conjonctivite, après quelques jours d'incubation, accompagnée de maux de tête importants.
- Forme respiratoire, après incubation de 5 à 15 jours, ressemblant à une grippe : température élevée 39°- 40°C, frissons, douleurs musculaires, toux, pneumonie, grande fatigue. Convalescence souvent lente. Possibilité de rechutes et de complications cardiaques.
- Forme généralisée ou septicémique avec des symptômes plus diffus et de diagnostic difficile (signes cardiaques, neurologiques, hépatiques, pulmonaires ou rénaux).
Le taux de mortalité lié aux complications supérieur à 20 % en l'absence de traitement antibiotique spécifique, inférieur à 1 % en cas de traitement précoce adapté.
Statut de la maladie
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Santé animale : ce n'est pas une maladie animale réputée contagieuse.
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Santé publique : ce n'est pas une maladie humaine à déclaration obligatoire.
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Maladie professionnelle indemnisable : tableau n° 52 du régime agricole (psittacose), n° 87 du régime général (ornithosepsittacose). Déclaration à faire par le travailleur ou ses ayants droit.
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La bactérie Chlamydophila (ou Chlamydia) psittaci est classée dans le groupe de danger 3 (R. 231-61-1 du code du travail).
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Information sur la publication
(Source : Document élaboré avec la collaboration de Josée VAISSAIRE, Ingénieur de recherche à l'agence française de sécurité sanitaire des aliments)
Mis à jour le : 18-02-2009publié le : 18-02-2009
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